Logo sonore & brand song :
Quand notre mémoire sert le business.

On se souvient tous, souvent avec nostalgie, des compositions de Richard Gotainer (« Belle des champs », Saupiquet, Danette…) qui auront marqué la publicité des années 80. Si les arrangements et les paroles de ces morceaux peuvent pour la plupart sembler désuets, le logo sonore et la « brand song » version 2015 reprend du service dans la communication grand public.

Pavlov, héros des marques

Notre mémoire mélodique est très puissante. Fredonner un air ou entendre un morceau peut nous renvoyer à un contexte, nous remémorer une personne, une situation. Certaines identités sonores comme celles de Dim, Amora, Nespresso, Haribo ou encore d’Intel, maintes fois entendues, sont d’ailleurs entrées dans l’inconscient collectif grâce à leur mélodie originale, composée des notes emblématiques de l’entreprise reconnaissables par tous. Leur signature sonore devient un élément-clé de leur communication, elles interpellent les consommateurs, sont plus facilement identifiables et mémorables que leurs concurrentes silencieuses.

En quelques secondes, le logo sonore a le pouvoir de participer au lancement d’une marque tout en expliquant sa prononciation (Randstad), toucher notre âme d’enfant (Kiri), nous informer qu’un train est à quai (SNCF) ou nous faire mémoriser qui appeler en cas de bris de vitre (Carglass). C’est donc évidemment dans la création d’un réflexe quasi-pavlovien que réside le secret d’un logo sonore réussi, au service de l’identification à la marque et donc du business.

La « brand song » au service de l’émergence

Pour autant, seule une marque sur dix possède sa propre identité sonore et il n’est pas toujours nécessaire d’investir dans les grands médias ou de multiplier les répétitions de ces stimuli auditifs pour profiter du pouvoir d’émergence et d’attribution de la musique. Les produits ou les opérations spéciales peuvent également en bénéficier. Oreo a par exemple confié la création de sa musique de marque à la française Yelle ; une adaptation pour le marché américain a également été interprétée par le groupe Owl City.

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